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Au Sénat, le vote pour la création d’une société pour assurer l’avenir du football français

Le Sénat doit voter ce mercredi une proposition de loi sur le sport appelant notamment à la création d’une société voulue par le football français pour mieux rentabiliser les droits TV et accroître ses revenus, dans un contexte de crise. D’autres amendements sont également en débat, dans cette proposition de loi moins ambitieuse qu’envisagé.
 
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Le football français aura mercredi les yeux tournés vers le Sénat : la Haute assemblée doit voter une proposition de loi LREM sur le sport incluant la création d’une société commerciale chargée de mieux vendre ses droits télés et d’accroître ses revenus, projet qu’il juge vital pour son avenir.
 
« Nous sommes convaincus de la situation dramatique que connaît le football français », a lancé mardi à l’ouverture des débats le rapporteur du texte, Michel Savin (LR). Selon la Ligue de football professionnel (LFP), qui appelle de ses vœux depuis des mois la création d’une telle société, les clubs français accusent entre 600 et 800 millions d’euros de pertes.
 
Le foot français, plombé financièrement par la défaillance de l’ancien détenteur des droits télés Mediapro et la crise sanitaire, a déjà commencé à sélectionner des actionnaires potentiels pour cette future société, qui serait adossée à un fonds d’investissement et susceptible d’apporter de l’argent frais et une expertise sur le marché audiovisuel notamment à l’étranger.
 
Le championnat de France en crise
Arrivée par voie d’amendement à l’Assemblée nationale fin mars dernier, cette société, qui serait une filiale de la LFP, a été accueillie avec prudence par les sénateurs qui l’ont entourée de garde-fous.
 
En commission, ils ont ainsi abaissé la part cessible à un investisseur privé extérieur de 20 % à 10 % du capital de cette société.
 
Mais depuis, les discussions se sont poursuivies avec la LFP, qui souhaite une part plus importante. Un amendement du rapporteur du texte propose désormais de passer à 15 %, et de faire qu’il n’y ait plus de droit de veto pour la FFF mais « une voix consultative ». Par ailleurs, les statuts de cette future société devront être avalisés par la FFF et le ministère des Sports, selon cet amendement.
 
Le gouvernement a déposé de son côté un amendement pour faire remonter le chiffre à 20 %. En cédant jusqu’à 20 % du capital, la LFP pourrait espérer lever entre 1,8 et 2,5 milliards d’euros, selon les chiffres de valorisation de la société compris entre 9 et 12,5 milliards d’euros.
 
Le temps presse, a prévenu le président de la LFP, Vincent Labrune, lors d’une audition au Sénat début décembre : « Si à court terme on n’est pas capables de rentrer un peu d’argent frais dans les caisses pour nous sauver et rebondir, le championnat de France deviendra le championnat de Slovénie ».
 
Accélérer la mise en place de la parité intégrale dans les fédérations
Si un compromis n’est pas trouvé mercredi, députés et sénateurs devront s’accorder sur cela et sur les autres dispositifs en commission mixte paritaire le 16 février prochain, avant que le Parlement ne ferme ses portes fin février comme avant chaque élection présidentielle. Sinon, la loi ne sera pas adoptée avant la fin du quinquennat, ce qui serait vécu comme une catastrophe par le football professionnel français.
 
La ministre chargée des Sports, Roxana Maracineanu, escompte bien à cette occasion revenir sur la version votée par l’Assemblée au sujet de la parité intégrale dans les fédérations, mécanisme dont le Sénat a ralenti le calendrier de mise en place.
 
« Le monde du sport est un système ancien, assez conservateur, c’est une question de démocratie, de renouvellement », a plaidé Roxana Maracineanu mardi soir.
 
Révision de l’amende forfaitaire punissant les violences dans les stades
S’agissant du football, le gouvernement va aussi présenter un amendement sur l’amende forfaitaire délictuelle annoncée dans l’éventail de mesures contre les violences dans les stades après une série noire depuis la fin de l’été dernier.
 
« L’introduction, la détention ou l’usage de fusées ou artifices de toute nature (fumigènes) ou l’introduction, sans motif légitime, d’objets susceptibles de constituer une arme dans une enceinte sportive » pourra être puni d’une amende forfaitaire « d’un montant de 800 euros » (minoré à 640 euros et majorée à 1 600 euros), au lieu des trois ans de prison et 15 000 euros d’amende actuels.
 
Autre modification, la possibilité pour le président de l’Autorité nationale des jeux (ANJ), sous le contrôle du juge administratif, d’intervenir pour bloquer des sites de paris sportifs illégaux, pour plus d’efficacité, au lieu d’un blocage judiciaire qui prend de « quatre à six mois ».
 
Promise au début du quinquennat comme une grande loi sport destinée à encourager la pratique sportive, l’ambition de ce texte a été revue à la baisse, comme l’ont souligné tous les parlementaires tant à l’Assemblée en mars dernier qu’au Sénat. Un texte qui manque « furieusement d’ambition », a ainsi résumé le sénateur Claude Kern (UDI).

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Mais depuis, les discussions se sont poursuivies avec la LFP, qui souhaite une part plus importante. Un amendement du rapporteur du texte propose désormais de passer à 15 %, et de faire qu’il n’y ait plus de droit de veto pour la FFF mais « une voix consultative ». Par ailleurs, les statuts de cette future société devront être avalisés par la FFF et le ministère des Sports, selon cet amendement.
 
Le gouvernement a déposé de son côté un amendement pour faire remonter le chiffre à 20 %. En cédant jusqu’à 20 % du capital, la LFP pourrait espérer lever entre 1,8 et 2,5 milliards d’euros, selon les chiffres de valorisation de la société compris entre 9 et 12,5 milliards d’euros.
 
Le temps presse, a prévenu le président de la LFP, Vincent Labrune, lors d’une audition au Sénat début décembre : « Si à court terme on n’est pas capables de rentrer un peu d’argent frais dans les caisses pour nous sauver et rebondir, le championnat de France deviendra le championnat de Slovénie ».
 
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Autre modification, la possibilité pour le président de l’Autorité nationale des jeux (ANJ), sous le contrôle du juge administratif, d’intervenir pour bloquer des sites de paris sportifs illégaux, pour plus d’efficacité, au lieu d’un blocage judiciaire qui prend de « quatre à six mois ».
 
Promise au début du quinquennat comme une grande loi sport destinée à encourager la pratique sportive, l’ambition de ce texte a été revue à la baisse, comme l’ont souligné tous les parlementaires tant à l’Assemblée en mars dernier qu’au Sénat. Un texte qui manque « furieusement d’ambition », a ainsi résumé le sénateur Claude Kern (UDI).

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