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Dans l'attente du rapport du médiateur nommé par un tribunal, les clubs de Ligue 1 espèrent que l'état va intervenir afin de faire plier Mediapro face à la LFP.
ds 0298Les dirigeants de la Ligue de Football Professionnel et des clubs de Ligue 1 et Ligue 2 ont entouré en rouge la date du vendredi 5 décembre, puisque c’est ce jour-là que Marc Sénéchal, conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre doit rendre le fruit de son travail concernant le dossier Mediapro. Et à 48 heures de ce rendez-vous, rien n’indique qu’entre le détenteur de l’essentiel des droits TV de la L1 et de la L2 jusqu’en 2024 et la LFP un accord amiable est possible, sachant que Jaume Roures n’a pas payé l’échéance d’octobre et qu’il ne paiera pas celle de décembre. Tandis que Vincent Labrune se débat pour trouver une solution permettant d’aider financièrement les clubs, aucune fumée blanche n’est visible du côté de Nanterre.

Même si les avocats des deux camps ont tenté, en vain pour l’instant, de trouver un terrain d’entente, les dirigeants des clubs sont également entrés dans la danse, et là encore rien n’est acté avec Mediapro, qui n’a pas l’intention de faire des cadeaux, même si Téléfoot continuer à recueillir le prix des abonnements. Selon L’Equipe, face à cette situation pas loin d’être totalement à l’arrêt, les regards se tournent vers l’état. « Les clubs attendent un geste des pouvoirs publics pour impulser une solution dans un dossier qui semble assez bloqué. Car la LFP est coincée entre Mediapro, manifestement pas pressé de régler ses factures, et Canal+, le diffuseur « historique », attendu comme le sauveur, mais pas forcément pressé de s’engager davantage », explique le quotidien sportif. D'ici vendredi, cela va flipper dur dans la plupart des clubs professionnels, car sans accord amiable on va tout droit vers un très long contentieux.

Le Premier ministre Jean Castex a indiqué mercredi sur RMC/BFM TV que les spectateurs pourraient faire leur retour dans les stades mais "pas avant le 15 décembre" alors qu'Emmanuel Macron avait évoqué janvier.
ds 0290Interrogé par sur RMC/BFM TV sur le fait de savoir quand les spectateurs allaient pouvoir revenir dans les stades dans le cadre des championnats professionnels, le Premier ministre Jean Castex a répondu : "C'est un sujet qui est en cours de discussion, pas avant le 15 décembre, c'est sûr".

La ministre des Sports Roxana Maracineanu avait récemment estimé "envisageable" cette date du 15 décembre, une demande des clubs qu'elle a "portée" auprès du Premier ministre.

Plus tôt que prévu
Le 17 novembre, à l'occasion d'une rencontre avec le monde du sport, Emmanuel Macron avait indiqué que le retour du public dans les stades n'interviendra pas avant le début de l'année 2021 et devra respecter une jauge qui sera liée à la capacité des stades ou des salles.

S'agissant des salles de sport, qui sont pour certaines, dans certaines zones de France très touchées par l'épidémie, fermées depuis le mois d'octobre, le Premier ministre a confirmé qu'elles ne pourraient pas rouvrir leurs portes "avant le 20 janvier".

Selon les informations de L'Equipe, la LFP pourrait se voir refuser un nouveau prêt bancaire si Mediapro, le diffuseur principal du championnat de France, ne règle pas son échéance de décembre.
ds 0284Les clubs professionnels français guettent l'affaire de près. D'ici ce samedi, Mediapro, le diffuseur principal de la Ligue 1 (8 matches sur 10), devra payer son échéance de décembre, fixée à environ 162 millions d'euros. Au regard de la tendance actuelle, le groupe sino-espagnol ne semble pas parti pour payer la LFP, qui n'a toujours pas reçu l'échéance d'octobre, soit 172 millions d'euros. Mais selon L'Equipe, la Ligue pourrait cette fois-ci se voir refuser un nouvel emprunt bancaire.

La LFP a en effet déjà contracté un prêt de 120 millions d'euros en octobre dernier auprès d'une filiale anglaise d'une banque américaine, sans compter le prêt garanti par l'Etat (224,5 millions d'euros) au printemps dernier, après l'arrêt du championnat, qu'il faudra rembourser un jour. D'après le quotidien, la Ligue ne serait pas en mesure d'apporter les garanties indispensables pour se faire de nouveau prêter 100 millions d'euros car elle doit déjà rembourser le prêt d'octobre, soit trois fois 40 millions, selon le calendrier suivant : février, avril et juin 2021.

Au rayon des recettes, la Ligue perçoit 45 millions d'euros tous les deux mois de la part des autres diffuseurs (Canal +, beIN Sports et Free). Soit une somme jugée trop faible pour pouvoir de nouveau emprunter. En parallèle, la LFP tente de trouver un accord avec Mediapro devant le tribunal de commerce de Nanterre. Mais l'heure est grave pour les clubs français déjà privés de recettes de billeterie depuis pratiquement neuf mois.

Sévèrement touché vendredi à Strasbourg, l'attaquant rennais ne devrait pas rejouer en 2020. Il ratera au moins six semaines de compétition.
ds 0279La nouvelle est tombée ce lundi après que Serhou Guirassy a passé des examens approfondis suite à sa blessure à Strasbourg.

L'attaquant de 24 ans est non seulement forfait pour le déplacement à Krasnodar mercredi (18h55) en Ligue des champions, mais il devrait rater au moins six semaines de compétition selon nos informations.

Durement touché sur un tacle du Strasbourgeois Stefan Mitrovic vendredi soir, Serhou Guirassy ne rejouera donc pas d'ici la fin de l'année 2020.

ds 0307Il va falloir encore patienter pour revoir les Rennais gagner une belle victoire en Ligue 1 ! Contre Strasbourg, ce vendredi soir, les Rouge et Noir ont décroché un nul, après avoir été menés durant soixante minutes. Mais que ce fut dur pour revenir au score ! ” Je suis déçu de notre première période, très déçu même, en tout cas des 35 dernières minutes du premier acte. On avait bien entamé la rencontre et puis on a arrêté au bout de dix minutes. On a arrêté de jouer sur la largeur, d’aller créer de la supériorité numérique sur les côtés. On n’a plus gagné de duel. On a été en retard dans beaucoup de domaines. Ça a été trop insuffisant”, a expliqué Julien Stéphan, le coach rennais.

Après une première mi-temps insipide des Bretons et le but strasbourgeois d’Adrien Thomasson, le deuxième round fut meilleur en tout point. Hunou, remplaçant de Guirassy descendu par Mitrovic à deux pas de la surface de réparation, libérait les Rennais par une tête bien placée et pensée (60e minute). On pensait alors voir les Rennais débouler vers le but adverse. Mais le gardien strasbourgeois Kawashima, ses montants et la main de Simakan empêchaient les Rennais de renouer avec les trois points du succès.

Dommage…car le coach Julien Stéphan avait fait tout fait pour rentrer à Rennes sans un nul. Il avait remplacé Nzonzi par Niang et fait confiance en début de deuxième période à Gboho, Truffert et Lea Siliki (auteur d’une belle frappe à la 64e minute). Mais la tête d’Adrien Hunou sur le poteau strasbourgeois, ni celle de Léa-Siliki permettaient aux Rennais de prendre l’avantage. Mercredi, les Rennais affrontent Krasnodar en Ligue des Champions. Victoire attendue pour redonner de la confiance et continuer en Ligue Europa.

LA FEUILLE DE MATCH. 12e journée de Ligue 1 Uber Eats. RC Strasbourg Alsace / Stade Rennais F.C. : 1-1. Vendredi 26 novembre 2020 – 21h00. Stade de la Meinau (huis clos). Buts : Adrien Thomasson (24’), Adrien Hunou (60’). Avertissement : Stefan Mitrovic (rouge 40’). La composition du RC Strasbourg Alsace : Eiji Kawashima, Kenny Lala, Stefan Mitrovic (c), Mohamed Simakan, Anthony Caci (Ismaïl Aaneba 87’), Ibrahima Sissoko, Jean-Eudes Aholou, Jean-Ricner Bellegarde, Adrien Thomasson (Lionel Carole 73’), Habib Diallo (Mehdi Chahiri 86’), Ludovic Ajorque (Dimitri Liénard 63’). Entraîneur : Thierry Lauret. La composition du Stade Rennais F.C. : Alfred Gomis, Hamari Traoré, Damien Da Silva (c), Gerzino Nyamsi (M’Baye Niang 70’), Faitout Maouassa (Adrien Truffert 46’), Eduardo Camavinga (James Léa Siliki 46’), Steven Nzonzi, Benjamin Bourigeaud, Flavien Tait (Yann Gboho 46’), Jérémy Doku, Serhou Guirassy (Adrien Hunou 45’).

La procédure de conciliation n'avance pas véritablement entre la LFP et Mediapro. L'audit réclamé par le conciliateur laisse clairement apparaître les risques pris par le groupe sino-espagnol, avec un nombre d'abonnés bien trop faible...
ds 0276Tic tac, les jours passent et la procédure de conciliation entamée par Mediapro et la Ligue de football professionnel arrive bientôt à son terme. Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par la justice, avait prévu de proposer une issue à la crise avant le 4 décembre. Mais les choses ne s'arrangent pas vraiment, comme nous vous le relayions hier. Si Mediapro a choisi d'attaquer Canal Plus en justice pour « abus de position dominante », le groupe sino-espagnol se retrouve démuni face à sa stratégie risquée.

En effet, aujourd'hui, le quotidien L'Equipe a pu mettre la main sur le nombre réel d'abonnés à La Chaîne Téléfoot, crée par Mediapro pour diffuser les rencontres de Ligue 1 (dont il possède 80 % des droits) et Ligue 2. Jaume Roures, lors de sa conférence de presse du 21 octobre dernier, avait démenti les chiffres sortis dans la presse et évoqué la barre des 600 000 abonnés. L'audit réclamé par Marc Sénéchal permet d'en avoir le cœur net : 480 000 personnes seraient aujourd'hui abonnés à La Chaîne Téléfoot.

Toujours pas d'issue entre la LFP et Mediapro
On est donc bien loin des 3,5 millions d'abonnés, nombre nécessaire pour que la chaîne soit rentable au regard des 814 millions d'euros déboursés chaque année entre 2020 et 2024 par Mediapro pour diffuser les championnats français. L'audit financier réalisé dans le cadre de la conciliation ne plaide guère en faveur de Mediapro et justifierait la perte de confiance de la LFP dans son principal pourvoyeur de fonds.

Les négociations entre les deux parties n'avancent toujours pas, le groupe sino-espagnol espérant toujours obtenir un rabais sur le montant pourtant conclu il y a quelques mois. La LFP de son côté travaille à un plan B avec Canal Plus et est consciente que la prochaine échéance de 162 M€ de Mediapro, prévue pour le 5 décembre, ne sera pas honorée. Comme celle de 172 M€ le 5 octobre dernier, qui avait plongé le football français dans la crise.

Détenteur de 80 % des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, Mediapro refuse d’honorer ses engagements financiers depuis le mois d’octobre.
ds 0313La semaine prochaine, le groupe sino-espagnol devrait ignorer l’échéance de paiement du 5 décembre, et mettre ainsi en grande difficulté financière les clubs professionnels. Il faut dire que le plan de Téléfoot a totalement échoué puisque, comme révélé par le journal L’Equipe, la chaîne ne compte que 480.000 abonnés, bien loin du chiffre nécessaire afin d’atteindre un équilibre financier. De plus, le spécialiste Anthony Alyce dévoile sur le site Eco Foot que l’objectif de Téléfoot était de revendre une partie de ses droits à Canal + et BeInSports afin de rentrer dans les clous financièrement. Problème : le diffuseur historique du foot français et la chaîne qatarie ont refusé de collaborer avec Mediapro.

"Une chaîne comme Canal+ aurait pu rentabiliser le milliard avec ses 7 millions d’abonnés. BeIN Sports aurait pu booster ses ventes et dépasser les 4 millions d’abonnés en obtenant les droits du foot. Mais pour atteindre le milliard, il faut de la concurrence et donc une fragilité du marché. Le cas des droits TV en France est la merveilleuse démonstration empirique et réaliste qu’un modèle de marché dérégulé et libéralisé n’est pas optimum. Puis, à mon sens, l’erreur de Médiapro n’a pas été de surpayer mais de monter une stratégie dangereuse. Ils espéraient pouvoir revendre les droits en sous-licence à Canal et/ou à BeIN, afin de rentabiliser leurs investissements. Malheureusement, Mediapro n’a conclu aucun accord et s’est retrouvé contraint de lancer à toute vitesse une chaîne bancale et peu rentable" a indiqué le spécialiste, pour qui Mediapro a joué avec le feu et a fini par se brûler aux troisièmes degrés. Et forcément, cela fait très mal…

Mediapro n'en démord pas. Après une tentative de revoir à la baisse les indemnités portant sur les droits télévisuels du football français de 2020 à 2024, la firme sino-espagnole s'en est pris à Canal +. Présentée comme la solution de sauvetage, la chaîne cryptée semblait, ces derniers jours, proche de racheter ces images aux dépens de Mediapro.
ds 0314Dans l'impossibilité de trouver un terrain d'entente, le groupe de Jaume Roures a donc déposé une assignation à l'encontre de Canal + auprès du tribunal de commerce de Paris, comme l'a signalé une dépêche de l'AFP ce jeudi. Il demande des dommages et intérêts aux titres d' "abus de position dominante" et de "pratiques abusives et déloyales" .

L'hôpital qui se fout de la charité.

Face à Strasbourg, Julien Stephan va devoir composer avec les absences de Aguerd et Terrier, malades.
ds 0274Julien Stephan va devoir composer avec les absences, vendredi, pour le match du Stade Rennais contre Strasbourg. Touchés par la covid-19, Aguerd et Terrier ne seront pas dans le groupe. Grenier ne s’est pas entraîné ce jeudi et pourrait également ne pas être de la partie. Rugani, lui, est absent jusqu’à Noël et Martin est encore trop court également…

Toutefois, contre Strasbourg, Stephan devrait faire tourner un peu devant, avec les entrées de Del Castillo, voire de Gboho, après les 86 minutes disputées par Doku, mardi, face à Chelsea.

L’équipe probable
A. Gomis - H. Traoré, Da Silva (cap.), Nyamsi, Maouassa - Nzonzi - Del Castillo, Bourigeaud, Tait (ou Camavinga), Doku (ou Gboho) - Guirassy.

Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1, a assigné Canal + en justice et réclame des dommages et intérêts pour "abus de position dominante".
ds 0316Mediapro, le diffuseur majeur de la Ligue 1 souhaitant revoir son contrat à la baisse, a assigné Canal + en justice, lui reprochant de tenter de l'évincer du marché des droits télé du foot français, a-t-on appris jeudi d'une source ayant connaissance du dossier.

Le groupe sino-espagnol a déposé la semaine dernière une assignation auprès du tribunal de commerce de Paris pour demander à Canal +, qu'il accuse "d'abus de position dominante", des dommages et intérêts dans le cadre des négociations ayant suivi l'appel d'offres des droits de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, a-t-on appris de cette même source ayant requis l'anonymat.

En septembre dernier, Canal + avait assigné Mediapro en justice pour "inégalité de traitement". La première audience avait eu lieu le 24 septembre au tribunal de commerce de Nanterre avant que l'affaire ne soit renvoyée devant le tribunal de Paris. Aucune date d'une nouvelle audience n'a été communiquée depuis.

La situation ne s'améliore pas du côté de la Ligue de Football Professionnel et de Mediapro, la société sino-espagnole refusant une nouvelle offre des clubs de L1 et L2.
ds 0273Entre la LFP et Mediapro, la situation se tend de plus en plus alors que l’échéance du 5 décembre se rapproche et que Jaume Roures a déjà fait savoir qu’il ne paiera pas le moindre euro pour l’utilisation des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 que Téléfoot diffuse sans vergogne et sans régler l’addition. Selon L’Equipe, dans l’attente d'un premier rapport du conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, qui devrait aussi être rendu début décembre, la Ligue de Football Professionnel semble avoir dans l’idée de rapidement en finir avec Mediapro. Pour cela, Vincent Labrune souhaite que le groupe sino-espagnol lui rende les droits TV et paie 140ME pour la diffusion sur la chaîne Téléfoot des matchs de Ligue 1 de la 7e à la 13e journée et qu'on en reste là.

Si un tel accord était trouvé, alors la Ligue pourrait ensuite s’entendre avec Canal+ qui a déjà une offre dans son tiroir. Seul problème, le quotidien sportif affirme que Mediapro n’a nullement l’intention de céder les droits et de voir Téléfoot cesser de diffuser la Ligue 1. Jaume Roures veut que le prix de la première année soit revu à la baisse et qu’ensuite les trois saisons suivantes soient réglées normalement, ou bien que le contrat soit allongé de deux ans en faisant entrer la LFP dans le projet. Mediapro pourrait envisager de vendre la totalité de ses droits, mais uniquement contre l’assurance de ne risquer aucun procès des instances du football, des autres opérateurs…et même des abonnés. En attendant, la conciliation entre les deux parties est très lointaine, avec des risques majeurs sur le plan financier pour les clubs de Ligue 1.

Face au non-paiement des droits télé par Mediapro, Noël Le Graët ne cache pas une certaine inquiétude. Avec la perspective de voir quelques clubs de Ligue 1 en grande difficulté.
ds 0242C’est toute l’économie du football français qui, aujourd’hui, est en péril. En refusant de payer sa traite du 5 octobre, soit 172,30 M€, pour la diffusion de 80 % des matchs de Ligue 1 et de Ligue 2, Mediapro a obligé la Ligue de football professionnel à contracter un prêt à court terme de 120 M€, quelques mois après avoir déjà obtenu de l’État un prêt garanti de 224,50 M€.

Placé sous la protection du tribunal de commerce de Nanterre, le groupe sino-espagnol ne paiera pas non plus l’échéance de décembre, d’un montant de 152,50 M€. Le conciliateur a prévu de rendre ses conclusions le 7 décembre. En attendant, la LFP a déjà souscrit une option de 180 M€ supplémentaires auprès de son organisme financeur.

"Je suis inquiet, avoue Noël Le Graët. L’affaire est aujourd’hui bien dirigée par la Ligue mais le dossier est fragile. C’est une mauvaise nouvelle pour tout le football français : professionnel mais aussi amateur puisque 2,5 % du montant global lui sont reversés. Ce n’est pas rien !"

"Certains clubs sont en danger"
À l’origine, Mediapro s’était engagé à verser 814 M€ par saison sur quatre ans. Avec Canal + et Free, cela représentait une manne d’1,153 milliard d’euros. D’aucuns craignent qu’au 1er janvier la situation de plusieurs clubs de Ligue 1 devienne, déjà, intenable. "Certains seront en danger", sait pertinemment le président de la Fédération.

Une situation inextricable alors que nombreux sont les observateurs à penser que Mediapro n’a, en fait, jamais voulu créer une chaîne de télé. Sa première ambition était de revendre les droits de la L1 et de la L2. Et ainsi d’en tirer bénéfices. "Cet appel d’offres avait été considéré comme légal par les avocats parisiens qui s’occupent habituellement de ce genre d’affaires, tempère malgré tout Noël Le Graët. Peut-être que l’erreur, c’est de ne pas avoir demandé une garantie bancaire. Mais, à l’époque, cela ne se faisait pas".

D’une nature optimiste, le Guingampais veut croire que le football français s’en relèvera. "Il y aura des difficultés mais, en général, le foot s’en sort toujours". Depuis quelques jours, les discussions se sont ainsi accélérées entre la LFP et le diffuseur historique, Canal +. Afin de sauver ce qui peut l’être.

En cas de défaillance de Mediapro à payer ses échéances au football français, scénario qui semble un peu plus se vérifier chaque jour, Canal + tiendrait la corde pour racheter les droits du football français.
ds 0240Le feuilleton Mediapro – Ligue de football professionnel s’enlise. Après l’annonce du non-versement de l’échéance de 172 millions d’euros prévue au 5 octobre (pour un reversement aux clubs pro le 17), les négociations patinent. Mediapro souhaite obtenir une baisse des montants dus cette année. Ce que la Ligue refuse. Le groupe sino-espagnol, qui n’a toujours pas effectué le règlement d’octobre, ne semble pas en mesure de verser, non plus, celui du 5 décembre. Ce qui mettrait les clubs français dans une situation de grand danger.

Selon une information de l’Équipe , Canal + a évoqué une offre potentielle autour de 700 M€ pour l’ensemble des droits de la Ligue 1, incluant des bonus si ses abonnements augmentent. Avec Free, qui paye 50 M€ pour diffuser des extraits en quasi-direct, les droits s’élèveraient ainsi à 750 M€, contre 1,1 milliard avec Mediapro.

Mais le diffuseur historique ne semble pas pressé. Il a déjà fortement investi sur la Ligue des champions, qui reviendra sur ses antennes lors de la saison prochaine. Il n’a pas, non plus, déploré un exode de ses abonnés.

Même si l'état français a déjà accordé des aides au sport, et donc au football, il est hors de question que le naufrage de Mediapro soit compensé par les finances publiques.
ds 0243Le dossier Mediapro devrait évoluer dans les premiers jours du mois de décembre, puisque l’on saura ce que le conciliateur préconise pour régler l’énorme litige entre la Ligue de Football Professionnel et Téléfoot. Mais les clubs de Ligue 1 l’ont bien compris, ils ne devront pas compter sur l’appui financier de l’état français. Emmanuel Macron l’avait expliqué mardi dernier aux responsables du football professionnel, qui participaient à une visioconférence, mais c’est Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, qui en a remis une couche. Pour ce dernier, ce n’est pas la France et in fine les contribuables, qui doivent payer pour le comportement des dirigeants de la LFP lorsqu’ils ont signé avec le groupe sino-espagnol pour la vente des droits TV du football.

Jean-Michel Blanquer, invité de RTL, en a remis une bonne couche, afin que le message passe bien. « Le président de la République a été très clair, je l'ai été aussi, je crois, et le Premier ministre aussi. On considère que vous ne pouvez pas prendre de risque financier, en tant qu'acteur privé, déboucher sur quelque chose d'assez grave, quand même, et, à la fin, appeler au secours l'État pour financer votre risque, en quelque sorte Bien évidemment, on suit ça, on ne se déresponsabilise pas. Mais on n'a pas vocation à compenser des problèmes qui ont été finalement générés par une sorte de cupidité et d'irréalisme », prévient le membre du Gouvernement Castex. Une position plutôt logique, même si cela peut coûter à la Ligue 1. Le mirage du milliard d'euros a fait tourner la tête à certains dirigeants du football français, à eux de trouver la solution.

Tandis que le feuilleton Mediapro s'éternise, Canal+ est prêt à rafler la totalité des droits de la Ligue 1 avec une offre à 740ME plus d'éventuels bonus.

ds 0235Même si cette année est financièrement catastrophique pour les clubs de Ligue 1, un petit coin de ciel bleu apparaît à l’horizon. En effet, alors que la Ligue de Football Professionnel tente de régler une bonne fois pour toutes le problème majeur posé par le refus de Mediapro de régler l’échéance d’octobre des droits TV (172ME) et probablement d’en faire de même pour celle de décembre du côté de Canal+ on semble se préparer à un retour fracassant dans l’univers de la Ligue 1 à la télévision. Même si le diffuseur historique du Championnat de L1 possède déjà deux matchs cette saisons, rachetés 333ME à BeInSports, Canal+ est en mesure de s’offrir la totalité des matches de notre Championnat via une offre dévoilée ce lundi par L’Equipe.

Le quotidien sportif affirme en effet que Canal+ est disposé à faire une offre de 740ME par saison pour la totalité des droits de Ligue 1 en ajoutant des bonus si le nombre de ses abonnés augmente suite à l’acquisition de ces matchs. Avant de dégainer officiellement sa proposition à la LFP, Maxime Saada, le grand patron de Canal, doit évidemment attendre que Mediapro lâche définitivement l’affaire et libère les droits TV, ce que la Ligue ne pourra accepter sans un dédommagement financier conséquent. Dans cette gigantesque et coûteuse partie de poker, c’est Canal+ qui pourrait rafler la mise, tandis que la LFP limitera la casse pour les prochaines saisons. Mais en attendant, les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 doivent courber l'échine en attendant que ce dossier accélère enfin.

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