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Le gardien d'Auxerre Benoît Costil explique pourquoi, selon lui, il a quitté subitement l'Yonne pour devenir numéro deux à Lille où il aurait seulement signé pour six mois.
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Titulaire à Auxerre et sur le pont pour participer activement au maintien du club icaunais, Benoît Costil, 35 ans, a pourtant fait le choix de rejoindre le LOSC où il sera la doublure officielle du prometteur Lucas Chevalier, en passe de prolonger son bail dans le Nord. "Avec le départ de Leo Jardim (Vasco de Gama, Brésil), il nous fallait quelqu'un pour nous rejoindre, a indiqué Olivier Létang. On s'est choisi mutuellement."

Selon le PDG des Dogues, "il n'y a pas eu de transaction financière" entre Auxerre et Lille. Et Létang de poursuivre : "Il nous rejoint, dans un premier temps. Il n'y a pas d'option (de prolongation). Il arrive dans un groupe. C'est aussi une façon de voir comment Benoît va se sentir dans cette nouvelle position. Dans nos échanges, le fait qu'il puisse être libre est ce qui nous semblait très complexe. Benoît nous a dit, il y a sept mois, à l'été 2022, qu'il ne se voyait pas dans la position d'être numéro deux et qu'il se voyait jouer. Aujourd'hui, par rapport à ce qu'il a vécu, il se sent prêt à apporter son soutien et son expérience à Lucas (Chevalier) et à l'ensemble du groupe."

"Avec beaucoup de respect pour l'AJ Auxerre, j'ai remis les pieds dans une grosse structure, ambitieuse"

Benoît Costil

Nous avons interrogé Costil sur son choix de quitter une place de titulaire pour un rôle en retrait qui préfigure notamment une possible reconversion en qualité d'entraîneur des gardiens. "Si Lille avait eu besoin d'un numéro un, il ne m'aurait pas appelé moi, a-t-il répondu. Ma dernière année a été très difficile. [...] J'avais besoin de moins de lumière et plus d'ombre. Ce qui ne m'empêche pas de rester compétiteur. Et de pouvoir accompagner. Avec beaucoup de respect pour l'AJ Auxerre, j'ai remis les pieds dans une grosse structure, ambitieuse."

Le gardien réfute l'idée d'avoir quitté le navire en cours d'exercice, donnant l'impression d'avoir fait un choix financier ou lié à sa vie privée. "C'est un point de vue, les gens sont libres de penser ce qu'ils veulent, dit-il. Je ne rentrerai pas dans le détail des échanges. Ceux que j'ai pu avoir avec le coach de l'AJ Auxerre ou même certains de mes anciens collègues. Je ne vais pas développer le pourquoi du comment. Je n'ai eu aucun problème avec eux. Ils ont tous été respectueux et compréhensifs de ce choix. Je ne vais pas épiloguer avec des gens que je ne connais pas pour me justifier. J'assume pleinement. Je suis très heureux. Ce qui ne m'empêche pas de souhaiter le meilleur à mes ex-coéquipiers."

Alors, Costil prépare-t-il ou non sa reconversion dans le Nord ? "Je ne suis pas venu en pré-retraite, affirme-t-il. C'est clair que non. J'aurai un rôle qui a son importance au quotidien. Je devrais être hyper performant dans ma tâche. Être un numéro deux pour le bien de Lucas. Entraîneur des gardiens ? Bien évidemment, à un certain âge, on y réfléchit un peu plus. Peut-être qu'un jour, je me lancerai. J'ai connu ce rôle en sélection pendant longtemps et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Ce n'est pas un sous rôle."

L'ancien rennais peine à conquérir une place de titulaire chez les Merengue.
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Alors qu’il est bien installé au Real Madrid, le milieu français Eduardo Camavinga pourrait prendre la direction d’Arsenal cet hiver.
Eduardo Camavinga, le talentueux milieu de terrain français du Real, est susceptible de bouger cet hiver. Il ferait actuellement objet d’un sérieux intérêt de la part d’Arsenal.

Ça sera au Real de trancher pour Camavinga
Les Gunners ont déjà signé l’ailier de Brighton Leandro Trossard en cette période de mercato d’hivernal et ils sont sur le point de faire venir le défenseur central Jakub Kiwior de Spezia. Les propriétaires du club sont prêts à faire des efforts supplémentaires pour appuyer le manager Mikel Arteta et l’aider à remporter un premier titre de Premier League depuis 2004.

Selon le quotidien Standard Sport, Arsenal lorgnerait donc sur un prêt de Camavinga pour pour le reste de la saison. Faire venir un milieu de terrain est une priorité pour Arsenal et ils n’ont pas non plus abandonné l’idée d’enrôler le capitaine de West Ham Declan Rice. Le Belge Youri Tielemans (Leicester) reste aussi dans le collimateur.

On ignore pour l’instant si le Real Madrid serait favorable à une cession de Camavinga en ce mois de janvier. La seule chose qui est certaine concernant l’international tricolore c’est qu’il ne fait pas partie des premiers choix de Carlo Ancelotti. Cette saison, il n’a que le 14e temps de jeu de tout l’effectif merengue (1040 minutes, 11 titularisations seulement). Et il peine à se montrer décisif. Il ne compte qu’une « assistance » en 26 parties disputées. Un séjour du côté de l’Emirates Stadium pourrait éventuellement l’intérêt.

Julien Stéphan n'est plus l'entraîneur du Racing Club de Strasbourg. Le club alsacien l'a annoncé ce lundi midi dans un communiqué publié sur son site officiel. L'ancien du Stade Rennais est mis à pied à titre conservatoire alors que le RCSA occupe la 19e place de Ligue 1 à quatre points du premier non relégable. Mathieu Le Scornet assure l'intérim.
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L'élimination face à Angers SCO (0-0, 5-4 aux t.a.b) vendredi en 32e de finale de la Coupe de France a été la goutte de trop. Ce lundi midi, le Racing Club de Strasbourg a annoncé, par le biais d'un communiqué, la mise à pied à titre conservatoire de Julien Stéphan. "L’intérim sera assuré dès aujourd’hui et jusqu’à nouvel ordre par Mathieu Le Scornet", a précisé le club alsacien.

Après une première saison conclue à la sixième place, Julien Stéphan a connu un début d'exercice 2022-23 catastrophique. Actuellement, le Racing Club de Strasbourg est dix-neuvième de Ligue 1, à quatre points du premier non relégable, l'AC Ajaccio. Pire, le club alsacien n'a gagné qu'une seule rencontre cette saison, le 9 octobre dernier sur la pelouse d'Angers (3-2), et concédé huit défaites pour huit matches nuls.

Il reste 21 journées au Racing Club de Strasbourg pour relever la barre, alors que quatre équipes seront reléguées en fin de saison pour passer à une Ligue 1 à dix-huit formations en août prochain. Pour éviter de retomber en Ligue 2 (ndlr : le club alsacien était remonté en L1 en 2017), Mathieu Le Scornet devra relancer les joueurs strasbourgeois, et notamment l'international français (13 sélections) Kevin Gameiro, en manque de confiance sur les derniers matches.

Ancien gardien du Stade Rennais et du Vannes OC, le Dinannais Christophe Revel intègre le staff du Stade Brestois en tant qu’entraîneur des gardiens. Julien Lachuer sera, lui, l’adjoint du prochain entraîneur.
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Le Stade Brestois a un nouvel entraîneur pour ses gardiens. Le club finistérien a annoncé ce jeudi la signature à ce poste du Costarmoricain Christophe Revel en lieu et place de Julien Lachuer, "ce dernier intégrant pleinement le rôle d’entraîneur adjoint aux côtés de Bruno Grougi et Yvan Bourgis".

Âgé de 43 ans et né à Dinan, Christophe Revel a été formé à En Avant Guingamp et a connu une carrière professionnelle comme gardien au Stade Rennais, au KSK Beveren (Belgique) et au Vannes OC, avec qui il jouait les matchs de Coupe de la Ligue lors de l’épopée jusqu’en finale de la compétition, en 2009.

En tant qu’entraîneur des gardiens, Revel a longtemps officié au Stade Rennais (2009-2017), avant de passer plus brièvement par le FC Lorient (2018-2019), la sélection du Maroc (2020), l’Olympique Lyonnais (2020-2021) et Lille (2021-2022).

Idole d'enfance, modèles, adversaire le plus impressionnant, geste préféré... L’ex-gardien du Stade de Reims et du Stade Rennais F.C. Édouard Mendy s'était prêté au jeu de la petite interview il y a quelques saisons.
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Pourquoi portes-tu le numéro 16 ?
C’est mon numéro depuis mon premier match en National à l’AS Cherbourg. Le 1 et le 30 étaient pris donc il ne restait plus que le 16. Mais comme il m’a porté chance, je l’ai gardé par la suite.

Qui était ton idole d’enfance ?
Ronaldo. Pas Cristiano hein, le Brésilien. J’aimais sa qualité de dribble, sa puissance, son sens de la finition, tout. Ce qu’il dégageait, c’était énorme.

Commerce, Brighton et Cavani
Quel métier ferais-tu si tu n’étais pas footballeur ?
J’aurais été dans le commerce je pense. La vie est encore longue donc on ne sait jamais ! J’ai fait des études dans ce domaine parce que j’ai toujours aimé le contact avec les gens.

Qui est le joueur le plus impressionnant que tu as affronté ?
C’est Edinson Cavani. Il est sans cesse en mouvement, il anticipe les erreurs de ses adversaires, il est super complet. C’est vraiment un joueur compliqué à affronter. Face à un attaquant comme ça, toute l’équipe s’adapte. On joue plus bas, on ferme les espaces…

Est-ce que tu te souviens de ton premier maillot ?
Avec le club de mon quartier au Havre, Caucriauville, on avait effectué une sortie à Brighton, en Angleterre. J’avais 11 ans et le club qui nous avait reçus là-bas nous avait offert des maillots.

J’aime bien Gianluigi Buffon
Qui est ton modèle dans le foot ?
Il y en a plusieurs. J’aime bien Gianluigi Buffon pour sa longévité et sa capacité à s’adapter d’année en année. J’apprécie aussi Manuel Neuer pour son jeu au pied et la place qu’il prend dans le but. Il y a également Ter Stegen et Oblak.

Quel est ton geste préféré sur un terrain ?
Les sorties aériennes, parce que ça soulage tout le monde.

Quel geste est le plus difficile à réaliser selon toi ?
Ça dépend…Un geste simple peut devenir difficile selon la situation.

Qui est le plus fou du vestiaire rémois ?
A Reims, je ne sais pas… Mais le joueur le plus fou que j’ai côtoyé, c’est Jonathan Kodjia. On était ensemble à Cherbourg. J’ai beaucoup d’anecdotes sur lui mais je préfère les garder pour moi (rires).

Ancien entraîneur du Stade Rennais, Vahid Halilhodzic a été cambriolé, dimanche, en son absence, à son domicile dans les Yvelines.
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Le domicile de Vahid Halilhodzic, l’ancien entraîneur du Stade Rennais, a été cambriolé, dimanche, en son absence à Louveciennes (Yvelines), selon une source policière. Dans l’après-midi, les cambrioleurs ont forcé une fenêtre située à l’arrière du pavillon, a précisé cette source. Ils se sont ensuite emparés du coffre-fort qui contenait de l’argent, des bijoux et des montres de luxe. Le vol par effraction a été constaté en fin de journée. Le préjudice est estimé à 80 000 euros, la police judiciaire est saisie.

Ancien coach du Stade Rennais entre 2002 et 2003, Vahid Halilhodzic est également connu en France pour avoir notamment entraîné Lille, le Paris SG et Nantes. Il a également été le sélectionneur de plusieurs équipes nationales, comme l’Algérie, la Côte d’Ivoire ou le Maroc, pays qu’il entraînait jusqu’au mois d’août.

Défenseur, Abdeslam Ouaddou l’a été pendant ses treize années de carrière. Sur la fin, il s’est mué en défenseur des droits humains après une douloureuse expérience au Qatar (2010-2012). Cette Coupe du monde, l’international marocain la regardera en dépit du fait "d’avoir été traité comme un esclave" durant son séjour en terres qataries lors de son passage dans deux clubs propriétés du cheikh al-Thani.

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Allez-vous regarder cette Coupe du monde ?
Une Coupe du monde, c’est tous les quatre ans. Les amateurs du football attendent cette date avec beaucoup d’impatience et j’en suis un. Je vais la regarder.

En 2012, vous aviez appelé à réattribuer cette Coupe du monde à la suite de votre expérience dans deux clubs qataris.
Pendant cinq ans, avec l’aide de l'International Trade Union Confederation (Confédération syndicale internationale), nous avons tenté d’éclairer les esprits sur les conditions de vie sur place vu que j’y avais vécu. J’avais bien réalisé les atrocités que subissaient ces travailleurs. On a donné des conférences en Allemagne, en Angleterre, au Danemark, aux États-Unis, en Écosse... Il y avait des oreilles attentives, mais ce n’est pas allé plus loin.

En 2012, il y avait encore le temps de réattribuer la Coupe du monde à un pays qui respecte l’environnement, les droits des travailleurs et toutes les valeurs humaines.

Pourquoi ?
Par manque de courage peut-être. Il y a dix ans, les estimations annonçaient la mort de 400 ouvriers chaque année sur les chantiers avec des certificats des ambassades de l’Inde, du Sri Lanka, du Népal à l’appui. On est tombés pile dedans. Aujourd’hui, nous sommes au moins à 5000 morts. En 2012, il y avait encore le temps de réattribuer la Coupe du monde à un pays qui respecte l’environnement, les droits des travailleurs et toutes les valeurs humaines.

Comment avez-vous vécu les récents appels au boycott ?
Je lis toutes ces prises de position, ces volontés politiques de boycotter la retransmission. C’est trop tard. Ce n’est pas à deux mois que l’on monte au créneau, que l’on prend un haut-parleur pour appeler au boycott. Ils n’ont pas découvert juste avant la compétition qu’il n’y avait pas de respect des droits des travailleurs ou que la climatisation des stades allait être un désastre écologique. Toutes les nations ont eu connaissance du cahier des charges il y a bien longtemps.

Que diriez-vous à ceux qui n’ont pas voulu vous entendre à l’époque ?
Je n’ai trop rien à leur dire. Juste : "Regardez cette Coupe du monde, supportez les footballeurs de vos pays. Mais la prochaine fois, soyez plus attentifs. Réfléchissez avant que ce ne soit trop tard. Gardez le même entrain et la même énergie pour mettre la pression sur les institutions au sujet du respect d’un cahier des charges environnemental et social... mais lors de la période d’attribution."

Et pas au moment de la compétition...
C’est du pipi du chat. On parle dans le vide, là. Le mal a été fait. Comment vous voulez-vous arrêter une Coupe du monde un mois avant son début ? La moindre des choses, aujourd’hui, serait d’avoir une pensée, pendant les interviews, pour les travailleurs qui sont décédés dans les stades. Histoire que chaque joueur rappelle qu’il joue sur un terrain de sang.

Est-ce toujours "la Coupe du monde de la honte et du non-respect des droits de l’homme" , comme vous l’aviez déclaré à la suite de votre expérience au Qatar ?
Oui, toujours. Je ne déroge pas à ça. C’est l’une des Coupes du monde les plus sombres de l’histoire.

En 2010, tout le discours sur le Qatar était positif. Je n’ai pas pris la précaution de fouiller sur les droits des travailleurs.

En 2010, quand vous signez à Lekhwiya SC, aviez-vous eu des échos sur les conditions de vie ?
Non. J’ai été attiré et trompé par les reportages que je voyais à la télévision. En 2010, tout le discours sur le Qatar était positif. Je n’ai pas pris la précaution de fouiller sur les droits des travailleurs. Honnêtement, on ne regarde pas souvent ça. Ce qui m’a attiré là-bas, c’est uniquement le football. Même pas l’aspect financier parce que j'avais gagné suffisamment d’argent avec mes précédents contrats. J’étais en fin de carrière, je suis musulman, j’avais envie de découvrir cette partie du monde par curiosité.

Vous avez été privé d'entraînement, vos dirigeants vous ont forcé à changer de club, votre voiture et votre logement vous ont été retirés : qu’est-ce qui a été le plus dur ?
Ce côté arrogant et irrespectueux de la dignité humaine. Le fait d’écraser l’humain puisqu'ils se sentent supérieurs, donc ils ne considèrent aucunement la personne en face d’eux, sous prétexte d’être qatari. On a l’impression que c’est le peuple élu. C’est ça qui frappe le plus. Leurs actes ne sont que le reflet que leur pensée.

Tout ce qui a été fait ces dernières années, c’était dans l’optique de cette organisation. Ils sont souverains. Ils font ce qu’ils veulent sur leurs terres.

L’évolution des droits des travailleurs, pensez-vous que c’est uniquement pour la Coupe du monde ou plus durablement ?
C’est juste pour l’occasion. Ils ont fait beaucoup d’efforts pour rassurer la FIFA sur l’image. La bière est un parfait exemple : ils sont d’accord et puis finalement, non. Tout ce qui a été fait ces dernières années, c’était dans l’optique de cette organisation. Ils sont souverains. Ils font ce qu’ils veulent sur leurs terres. Mais comme il n’y aura plus de Coupe du monde, je pense qu’il n’y aura plus d’évolution.

Vous avez tout de même contribué à la suppression du kafala, ce système qui imposait un tuteur à chaque ressortissant étranger...
Tuteur, c’est le mot gentil. Moi, je dis un "maître" , comme au temps de l’esclavage. Avec l’aide d’associations, on a mis la pression sur le gouvernement qatari. Il y a également eu une révision du code du travail pour protéger plus ces gens-là, comme la possibilité de rentrer chez eux pour revoir leur famille, ce qui était interdit auparavant. Même si en pratique, je ne sais pas si c'est totalement respecté.

C’est donc impossible qu’une compétition d’ampleur fasse évoluer les règles d’un pays comme c’est avancé par les défenseurs de cette Coupe du monde qui, en résumant, disent : "Sans cette organisation, ce serait pire" ?
Ils ont leurs règles, donc quand vous les choisissez, il faut les accepter et arrêter de faire preuve d’hypocrisie. Ce n’est pas après qu’il faut se poser des questions ou critiquer. Si vous ne vouliez pas subir ce genre de position, il fallait réfléchir avant. Si je viens dans votre maison, je ne fais pas ce que je veux et je respecte votre loi. Je ne vous impose rien. Si je ne suis pas d’accord, je ne viens pas. Il y avait possibilité de mettre en alerte en disant : «?Attention, en donnant cette Coupe du monde, il peut se passer ça.?» C’est pour ça que j’étais un des premiers à m’élever contre cette Coupe du monde. Pourtant, je serai un des premiers à la regarder.

Quel est votre regard sur l’attitude de la FIFA ?
Elle essaie de faire bonne figure. Tout le monde sait que ce fut une erreur. La FIFA tente de trouver une communication fédératrice qui lui convienne pour expédier cette Coupe du monde et passer à autre chose. Ils semblent pressés que ça se termine, car elle a fait couler beaucoup trop d’encre. Ils font avec ce gros caillou dans leur chaussure. Même Blatter a dit que c’était une erreur.

En dehors de la FIFA, il y a beaucoup d’influences sur les fédérations et confédérations par rapport à des intérêts diplomatiques, commerciaux ou autre.

Sauf qu’elle a été attribuée sous sa présidence...
Blatter n’est pas seul. Il est président d’une institution. Quand il dit que c'était une erreur, je veux bien le croire. En tant que président d’une institution, vous pouvez influencer en interne, mais ce n’est pas votre vote qui fait changer les choses. Il ne s’est pas joué à une voix (14 pour le Qatar et 8 pour les USA). En dehors de la FIFA, il y a beaucoup d’influences sur les fédérations et confédérations par rapport à des intérêts diplomatiques, commerciaux ou autre.

Plusieurs nations, dont la France, y enverront des représentants politiques ou de gouvernement. Est-ce, là aussi, une erreur ?
À partir du moment où elle est attribuée, j'estime qu’il faut s'y rendre. Diplomatiquement, si tu es invité, tu dois t’y rendre. Être présent ne veut pas dire cautionner. Il s’agit de relations diplomatiques entre pays.

Pourriez-vous retourner au Qatar un jour ?
Ah non non non. Il ne faut même pas y compter. J’ai vu trop de choses atroces en matière de respect de la vie humaine, ce ne sont pas des valeurs qui me correspondent.

Parlons football. Vous êtes désormais manager-entraîneur au Loto-Popo FC (Bénin), vous avez été adjoint de Djamel Belmadi, à la tête de la sélection algérienne. Comment allez-vous vivre ce Mondial ?
Comme un fan de football et avec un œil d’entraîneur en me demandant ce que je ferais pour battre cette équipe, comment je contrerais ses changements tactiques...

J’ai une pensée pour Vahid Halilhodžic. Je suis encore fâché de la manière dont il a été lâché comme un chien.

Vous avez 80 sélections avec le Maroc, comment jugez-vous cette équipe ?
Tout d’abord, j’ai une pensée pour Vahid Halilhodžic. La qualification c’est lui, c’est son travail. La manière dont il a été viré, c’est irrespectueux. Je sais ô combien c’est difficile de se qualifier, surtout dans ces pays africains avec la pression, les infrastructures et les difficultés de voyage. En tant que marocain, je suis encore fâché de la manière dont il a été lâché comme un chien.

Et sportivement ?
Le groupe du Maroc est le plus difficile. Ceci étant, il a une des meilleures générations de tous les temps. Ce sera la surprise du Mondial. Il risque d’avoir des soucis sur le plan défensif, mais offensivement c’est très fort. Le Maroc devra en profiter. Si on commence à ne faire que défendre, l’équipe n’a pas de base assez solide. Nos latéraux sont Mazraoui et Hakimi, il faut exploiter leur potentiel. À la différence des autres années où le Maroc avait surtout une bonne défense.

Vous avez joué la CAN, et cette Coupe du monde a lieu également en hiver. Est-ce un avantage pour les joueurs africains ?
Au-delà de la chaleur, je pense que l’humidité va jouer un vrai rôle sur les équipes. Surtout celles qui sont arrivées les dernières sur place, car leur championnat s’est terminé tard. Les joueurs qui ont l’habitude des climats assez chauds et tropicaux, comme les Asiatiques, Sud-Américains ou Africains ont l’avantage de s’adapter plus rapidement.

Ça serait bien pour Deschamps de gagner une deuxième Coupe du monde et d'entrer définitivement dans l'histoire.

Quels sont vos favoris pour le titre ?
Le Brésil a une très belle équipe, qui se connaît très bien à force. Et puis, leurs organismes connaissent ces climats chauds et humides. La France a un potentiel, notamment offensif, intéressant. La jeunesse et l’expérience sont la clé. Et puis, ça serait bien pour Deschamps de gagner une deuxième Coupe du monde et d'entrer définitivement dans l'histoire*. Il fait partie des tout meilleurs au monde. Et on ne le dit pas assez.

Depuis le mois d'août, Edouard Mendy a raté son début de saison, perdu sa place de titulaire à Chelsea et gâché l'entrée en lice du Sénégal en Coupe du monde face aux Pays-Bas (2-0). Ses deux erreurs lundi dernier ne viennent pas de nulle part mais comment expliquer sa baisse de niveau. Christophe Lollichon, qui le connaît à merveille, tente une explication.
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Après avoir perdu Sadio Mané, son talisman, le Sénégal ne peut même plus se raccrocher à Edouard Mendy. Face aux Pays-Bas (2-0), le gardien s'est troué dans une fin de match qui a offert la victoire aux Bataves. Deux grosses erreurs manifestes et indiscutables qui interviennent dans une séquence déjà très difficile pour lui. En l'espace de quatre mois, l'ancien meilleur gardien d'Europe (2021) a raté son début de saison avec Chelsea, perdu sa place de titulaire et fait tomber sa sélection lors de son entrée en lice en Coupe du monde.

Voilà qui fait beaucoup même si cet enchaînement n'est pas qu'un malencontreux concours de circonstances. Christophe Lollichon le connaît sur le bout des doigts. Responsable de la performance des gardiens de Chelsea, c'est lui qui a convaincu Chelsea de se pencher sur le profil de l'ancien Rennais.

Rester au sommet, c'est plus difficile que de l'atteindre
Lollichon a son explication sur le spectaculaire trou d'air de Mendy : "Il a joué blessé et même surjoué en club ce qui ne l'a pas aidé physiquement, explique-t-il. Et puis quand vous connaissez son ascension en trois ans, il y a un moment où tout change. Vous passez de gardien sans club à meilleur gardien d'Europe, évidemment qu'inconsciemment, il y a de nouvelles sollicitations qui influent sur vos performances."

Edouard Mendy a franchi toutes les étapes avec une vraie insouciance jusqu'à atteindre le sommet en brandissant la Ligue des champions. Aujourd'hui, il doit gérer ce statut, affronter les exigences qui en découlent. Son effondrement, "même s'il ne néglige rien à l'entraînement", pourrait s'expliquer ainsi. "Rester au sommet, c'est plus difficile que de l'atteindre", note Lollichon. Aujourd'hui, il semble en tout cas saisi de doutes comme si tout ce qu'il a accompli depuis son départ de Marseille finissait par lui donner le vertige.

Il joue plus bas dans une zone plus confortable pour éviter de se mettre en danger
Autre possibilité évoquée par Lollichon : "Peut-être que la pression augmente à mesure que les attentes se font plus fortes autour de lui. Du coup, son influence dans le jeu est atteinte, il joue plus bas dans une zone plus confortable pour éviter de se mettre en danger. Sur le premier but face aux Pays-Bas, s'il est 50 centimètres plus en avant, il n'y a pas but. Ça me rappelle Thibaut Courtois qui jouait très haut avec Chelsea jusqu'à prendre un but de 60 mètres de Charlie Adam en 2015. Depuis, il a reculé de 10 mètres."

Dès lors, comment peut-il s'en relever alors que le moral et la confiance sont atteints ? Le Sénégal ne se sortira pas de son groupe sans un grand Edouard Mendy et il n'a plus le droit à l'erreur. "Le problème, c'est que ses deux erreurs n'interviennent pas après deux mois de grosses performances, explique Lollichon. Et puis, c'est aux yeux du monde entier ce qui ajoute à la difficulté. Il a déjà montré que la pression coulait sur lui quand il a découvert la Ligue des champions. Je ne doute pas de lui même si je ne l'ai pas assez vu depuis quatre mois pour être tout à fait sûr de moi. Disons que sur le Edu que je connais, il n'y a pas de doute." Problème, depuis quatre mois, Mendy semble avoir bien changé.

Nouvellement reconverti sur les antennes d'Amazon Prime Video en tant que consultant, Jimmy Briand (37 ans) n'a pas oublié le Stade Rennais, club qu'il l'a révélé aux yeux de la Ligue 1. Dans un entretien accordé au journal local Rennes Sport, l'ancien avant-centre et ailier s'est pris à rêver d'une seconde vie en Ille-et-Vilaine dans le costume d'entraîneur qu'il apprécierait.

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Jimmy Briand ouvre grand la porte à un second acte avec le Stade Rennais
Un retour au Stade Rennais ? C’est mon club de cœur, et ça l’a toujours été, tout au long de ma carrière. Je suis un supporter des « Rouge et Noir » et je le resterai. Revenir travailler ici, bien sûr, je peux l’imaginer, ce serait fort mais si cela doit arriver, cela arrivera. Je sais que je ne resterai pas 20 ans dans le monde des médias, même si aujourd’hui, j’y prends beaucoup de plaisir. Le monde du football est-il toujours attirant ? Clairement, oui. Je souhaite coacher et pourquoi pas, les attaquants. Aujourd’hui, j’ai ouvert la B-Striker Academy, près de Bordeaux, pour aider les jeunes, leur transmettre ce que j’ai pu apprendre aux côtés de tous les joueurs que j’ai côtoyés tout au long de ma carrière. Ensuite, je souhaite devenir entraîneur, dans un centre de formation, ou pourquoi pas, dans un staff professionnel", a fait savoir l'ex-attaquant du SRFC entre 2003 et 2010. De tels propos devraient ravir le public du Roazhon Park, souvent attachés aux glorieux anciens.

Surprise de la liste de Didier Deschamps en 2018, Steven Nzonzi avait finalement eu un rôle à jouer dans le parcours des Bleus au Mondial russe. Plus de quatre ans après ce sacre, le milieu de terrain de 33 ans a disparu des radars de l’équipe de France. Même si sa carrière l’a mené au Qatar, où ses anciens coéquipiers tricolores tenteront de conserver leur titre.

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Il fait partie des quelques champions du monde 2018 présents au Qatar. Mais pas pour défendre le maillot bleu. Alors que les vainqueurs du Mondial russe seront peu nombreux dans l'Émirat, notamment à cause de plusieures blessures (Pogba, Kanté, Kimpembe…), les dix rescapés du sacre d’il y a quatre ans ont eu le plaisir de croiser l’un de leurs anciens coéquipiers dans le petit pays du Golfe lors d'une séance d'entraînement.

Disparu des radars de l’équipe de France depuis un petit moment, Steven Nzonzi (33 ans) a en effet décidé de poursuivre sa carrière à Al-Rayyan, au Qatar. Même si le championnat local s’est arrêté le 15 octobre dernier, préparatifs de la Coupe du monde obligent, le milieu de terrain pourrait avoir décidé de rester dans un pays qu’il connaît désormais bien pour suivre l'intégralité de ce Mondial 2022.

Le blues post-Mondial 2018
En 2018, celui qui est alors un joueur du FC Séville a été l’une des grandes surprises de Didier Deschamps, qui l’a notamment préféré à Adrien Rabiot dans la liste pour la Coupe du monde en Russie. À l’époque, la "Zonz" n’a que deux sélections au compteur, à l’automne 2017, mais son profil de tour de contrôle lui permet d’avoir les faveurs de Deschamps. Avec cinq apparitions au cours de la compétition, Nzonzi s’est rapidement forgé une spécialité: les entrées en jeu en seconde période pour verrouiller le secteur aérien des Bleus, comme en finale contre la Croatie..

De retour de Russie auréolé d’un titre de champion du monde, Nzonzi bénéficie d’un tout autre statut. Avec notamment une notoriété nouvelle qu’il a eu du mal à digérer. "Ce qui change, c’est surtout la reconnaissance des gens, confiait-il à Ouest-France en mars dernier au sujet de ce titre de champion du monde. Cela modifie le regard porté sur nous. Oui, j’ai quelque part fui la lumière. Je suis juste resté fidèle à moi-même. J’ai fait des choses sur Instagram et je ne me sentais pas vraiment bien, donc j’ai arrêté."

À l’heure actuelle, une page à son nom existe sur Instagram, mais cette dernière ne compte que 760 abonnés et sa biographie le présente encore comme un joueur du FC Séville. Pourtant, cela fait bien longtemps que ses grands compas ne sévissent plus en Andalousie. En août 2018, dans la foulée du titre mondial, il a quitté le club sévillan pour s’engager à l’AS Rome, où un nouveau défi l’attendait. À presque 30 ans, Nzonzi entendait bien passer un cap, mais il a peiné à s’imposer dans la Ville éternelle et a connu plusieurs mois de galère. Au bout d’une saison, il est envoyé à Galatasaray, où il va être écarté de l’équipe première au bout de quatre mois à cause de son comportement lors d’une séance d’entraînement, sans que le club ne donne plus d’explications.

De retour à l’AS Rome en janvier 2020 après sa mésaventure turque, il est immédiatement prêté pour six mois au Stade Rennais. En avril, la qualification des Bretons pour la Ligue des champions à la suite du gel du championnat à cause du Covid-19 a automatiquement prolongé son prêt chez les Rouge et Noir. Titulaire indiscutable et cadre du vestiaire rennais lors de la saison 2020-2021, celle de sa dernière sélection en Bleu (en novembre 2020 contre la Suède), il quitte le Roazhon Park après 18 mois en laissant un bon souvenir dans l’esprit des supporters bretons.

Victime d'insultes racistes sur les réseaux sociaux après la blessure de Christopher Nkunku, mardi, Eduardo Camavinga a reçu mercredi le soutien de son coéquipier, forfait pour la Coupe du monde.
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Forfait pour la Coupe du monde au Qatar (20 novembre - 18 décembre) après une entorse du genou gauche contractée mardi à l'entraînement, Christopher Nkunku s'est exprimé mercredi sur ses réseaux sociaux. Le milieu offensif de Leipzig a tenu à accorder une pensée à son "coéquipier Eduardo Camavinga, injustement pris pour cible" à la suite de l'action qui a entraîné la blessure de Nkunku, dans laquelle le jeune milieu de terrain du Real Madrid était impliqué.

Camavinga a en effet été victime d'insultes racistes sur les réseaux sociaux après l'annonce du forfait de son coéquipier. "La Coupe du monde doit être un moment de communion et non de division", a poursuivi Christopher Nkunku, assurant qu'il serait le "premier supporter" de l'équipe de France au Qatar.

La nouvelle a été un nouveau coup dur pour l’équipe de France. Victime d’un choc avec Eduardo Camavinga à l’entraînement, Christopher Nkunku a été contraint de déclarer forfait pour la Coupe du monde. Le joueur du RB Leipzig souffre d’une entorse au genou qui le tiendra éloigné des terrains durant quelques semaines.

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Impliqué dan le choc avec l’ancien Parisien, Camavinga a logiquement été affecté par le forfait de son coéquipier. Et malheureusement, le joueur du Real Madrid a payé son acte sur les réseaux sociaux. Plusieurs énergumènes nt en effet posté plusieurs insultes dont certaines racistes sur le dernier post Instagram du Merengue.

Les souvenirs du champion du monde 1998 Stéphane Guivarc’h (52 ans) tournent autour de la Coupe du monde et des nombreux anciens clubs de l’attaquant breton.
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Le joueur le plus fort avec lequel vous avez joué ?
Zidane, je ne peux pas dire autre chose. Techniquement très doué, super vision de jeu, mec gentil, que des qualités. Il savait éliminer, faire les passes précises, marquer. Il savait tout faire. Et même en travaillant 24 heures sur 24, je n’aurais jamais eu sa technique.

Le joueur le plus fort que vous avez affronté ?
Le Croate Davor Suker, un super joueur, combatif, finisseur.

Le joueur que vous détestiez ?
Un qui me cassait les pieds, sincèrement, c’est l’ltalien Fabio Cannavaro. Il te marchait sur les pieds, était vraiment agressif et pas toujours dans le bon sens du terme. Mais comme je ne suis pas du genre à me laisser faire, lors du quart de finale de la Coupe du monde en 1998, je me suis protégé. À un moment, il a voulu passer sa tête et il s’est pris mon coude. Ce n’était pas volontaire, mais il était ouvert et j’ai pris un jaune. J’ai lu des années plus tard qu’il m’en voulait encore.

Votre onze idéal ?
C’est le onze de la Coupe du monde avec Barthez - Thuram, Desailly, Blanc, Lizarazu - Karembeu, Deschamps, Petit - Zidane, Djorkaeff et moi devant. C’était une équipe équilibrée, partie de rien et qui a pris du volume et de la confiance au fur et à mesure de la compétition. Défensivement, c’était très fort. Offensivement, c’était plus compliqué, car j’étais tout seul devant mais avec des mecs aussi talentueux que Zidane et Djorkaeff, on s’en sortait, d’autant qu’il suffisait de marquer un but car on n’en prenait pas.

Votre meilleur souvenir ?
La Coupe du monde 1998, même si j’ai ce petit regret de n’avoir pas marqué durant la compétition. J’en étais à 72 matchs sur la saison à cause notamment de la Coupe Intertoto et je me suis blessé lors du premier match contre l’Afrique du Sud. A posteriori, je me dis que Guy Roux aurait pu un peu ménager ses internationaux en vue de la Coupe du monde. Cette saison-là, j’ai quand même inscrit 47 buts toutes compétitions confondues, mais j’aurais préféré en mettre 20 de moins et marquer en Coupe du monde.

Votre pire souvenir ?
L’arrêt de ma carrière qui n’était pas prévu. J’étais revenu en Bretagne à Guingamp par rapport à ma mère qui était très malade. Je pouvais la voir le mercredi et le dimanche. En début de saison, je me suis fait opérer du ménisque interne par le professeur Jaeger à Strasbourg, mais je ne m’en suis jamais vraiment remis. J’ai toujours eu une gène après. D’ailleurs, Le Graët a pensé que j’étais arrivé blessé.

L’équipe où vous auriez aimé jouer ?
Le Paris SG. J’ai rencontré (Charles) Biétry juste avant la Coupe du monde. Je lui ai indiqué le prix de mon transfert (35 millions de francs, soit 5,3 M€) mais lui m’a dit qu’il n’avait pas d’argent. J’ai donc signé à Newcastle où l’entraîneur qui m’avait recruté (Dalglish) s’est fait virer. Son successeur Gullit m’a mis au placard. Biétry est revenu à la charge à l’intersaison, mais il voulait un prêt. Si j’avais eu une proposition de Paris, je n’aurais pas signé à Newcastle.

La plus grosse altercation à laquelle vous avez assisté ?
À Auxerre, un joueur de la génération des Cissé, Mexès, Kapo etc. arrive un jour en retard à 9 h 45. Daniel Rolland, qui coachait à l’époque, lui dit : "ça ne te dérange pas de faire attendre les autres". Et le mec de 18 ans lui répond : "Tu vas pas me faire chier pour un quart d’heure !" Des bagarres et des engueulades, je n’en ai pas de souvenir. Après, sur le terrain, tu pouvais avoir des caractères de cochon comme Stéphane Carnot, que j’adore. Quand il perdait un ballon, ce n’était jamais de sa faute. Il avait toujours une excuse.

Une consigne que vous n’avez pas comprise ?
Quand tu perds, en général, tu débriefes. Mais Guy Roux ne débriefait jamais, il passait tout de suite au match suivant. Peut-être qu’il avait raison, alors qu’avec d’autres, on restait une heure ou deux heures sur le match.

Le coach avec lequel vous vous êtes senti en symbiose ?
Ils m’ont tous appris quelque chose. Guy Lacombe, par exemple, avait des séances très intéressantes sur le plan tactique. On faisait avec lui des séances de deux heures, voire deux heures et demie, contre une heure et demie pour les autres.

Votre meilleur match ?
J’ai deux matchs références. Le quart de finale de Coupe de la Ligue qu’on remporte 3-2 à Marseille (le 17 février 1998). Je marque les trois buts. On entendait les mouches voler dans le stade. Mais trois jours plus tard, je suis revenu avec l’équipe de France au Vélodrome, et les supporters m’ont jeté des trucs et à moitié insulté durant l’échauffement.

Et il y a aussi ce quart de finale retour en Coupe de l’UEFA (ex-Ligue Europa) contre la Lazio de Rome, où je marque les deux buts qui nous permettent de faire match nul (2-2). Dommage, car on avait perdu 1-0 là-bas et il y avait moyen de passer au retour. Mais notre arrière gauche qui était blessé n’aurait pas dû jouer et Mancini avait inscrit un penalty qui n’existait pas.

Un match qui reste dans votre mémoire de spectateur ou téléspectateur ?
La finale de l’Euro 84 contre l’Espagne, un premier titre pour l’équipe de France qui consacre une génération exceptionnelle et la demi-finale de la Coupe du monde en Espagne contre l’Allemagne à Séville en 1982.

Un joueur ou des joueurs que vous aimez bien aujourd’hui ?
Kylian Mbappé. Il a tout. Il est monstrueux. On dirait une machine. Il va vite, il marque des buts, il est technique. Il faut qu’il garde la tête sur les épaules. Mais c’est bien qu’il soit resté à Paris pour aider le club à enfin remporter la Ligue des champions.

Repères

- 6 septembre 1970 : naissance à Concarneau.

- 18 mai 1996 : champion de France division 1 avec l’AJ Auxerre

- 12 juillet 1998 : champion du monde avec l’équipe de France.

- 4 mai 2002 : dernier match pro avec En Avant Guingamp en Ligue 1. Tous ses clubs : Brest Armorique (1989-91), EA Guingamp (1991-1995), Auxerre (1995-98), Stade Rennais (1996-97), Newcastle (1998), Glasgow Rangers (1998-99), Auxerre (1999-2001), EA Guingamp (2001-02).

La coupe Gambardella, "Coach Vahid", John Utaka ou Yoann Gourcuff ou encore 54 buts en pro, sans oublier une arrivée chez les Bleus en tant que Rennais. Tout cela, c’est Jimmy Briand, aujourd’hui consultant sur Amazon Prime. Rare dans les médias, l’ancien buteur des "Rouge et Noir" a accepté pour le JRS d’ouvrir le livre à souvenirs et de nous raconter sa nouvelle vie.

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Une nouvelle vie dans les médias

Au cours de votre carrière de joueur, vous n’étiez pas un grand amateur d’interviews ou des rendez-vous médias. Peut-on considérer que le fait de vous retrouver micro en main est une surprise ?

Sincèrement, je n’aurais jamais pensé passer dans le monde des médias. Quand j’étais joueur, je n’étais pas forcément un bon client, comme on dit, je n’ai jamais aimé parler de moi ou me mettre en avant, même si cela faisait partie du métier. Aujourd’hui, j’apprends au quotidien, notamment auprès d’anciens joueurs comme Benoît Cheyrou, Mathieu Bodmer ou Benjamin Nivet. Je les trouve tous les trois excellents, la vision qu’ils avaient sur le terrain se retrouve dans leurs analyses. Ils sont clairement de vraies inspirations. Chez Amazon, j’apprécie beaucoup l’approche et la manière de parler football. Nous ne sommes pas sur des débats perpétuels sur l’arbitre ou autre, ça parle terrain, jeu, et c’est ça que j’aime.

Comment se sent-on de "l’autre côté" et comment vous sentez-vous dans ce rôle, sur cette chaîne ?

C’est très plaisant. Cela permet de garder le contact avec un monde que je n’avais pas décidé de quitter. Quand Amazon m’a proposé de devenir consultant, après que Benoît Cheyrou, dont je suis proche, m’a convaincu de le rejoindre dans l’aventure, je me suis dit "banco, j’y vais". Je n’avais pas de proposition, de nouveau challenge et j’ai accepté avec enthousiasme de relever celui-ci, en expliquant bien que si je trouvais un club d’ici la fin de mercato, je retournerais au terrain.

Proposition qui n’est pas venue en signifiant la fin de votre belle carrière (636 matchs pros, 134 buts inscrits). Regrettez-vous cette fin ?
Non, je n’ai pas de regrets. C’est fini, je suis passé à autre chose. Je suis quelqu’un qui a besoin d’avancer et quand j’ai décidé quelque chose, je ne reviens et ne regarde pas en arrière. J’ai vécu une carrière qui m’a apporté beaucoup de joies, de plaisir, des amis. J’ai connu de très bons clubs, l’équipe de France, la coupe d’Europe et j’ai pu côtoyer de très grands joueurs. C’est toujours compliqué de terminer sur une descente avec Bordeaux mais je retiens tout le positif que m’a offert le foot, pendant près de 20 ans tout de même.

Le Stade Rennais, son club de cœur

Une aventure débutée à Rennes, avec des louanges et des promesses à porter dès vos premières années au centre de formation. Les souvenirs de cette époque sont-ils encore vivaces ?
Bien sûr ! Le centre de formation, c’est une époque dorée, dingue, avec des gars qui sont devenus des amis pour la vie. On a passé pas mal de mercredis au Mac Do, changé les petits-déjeuners avec la complicité du chef de l’époque ! Je suis encore en contact avec beaucoup d’entre eux, nous avons un vécu commun, au-delà de toute victoire ou match. Pour ne rien gâcher, nous avons remporté la coupe Gambardella, qui était l’aboutissement d’un gros travail, mais surtout, d’un groupe de potes. Je pourrais en citer beaucoup mais j’ai peur d’en oublier !

Quels sont vos souvenirs les plus marquants ?
La coupe Gambardella, c’était immense, évidemment. Je n’oublie pas non plus des matchs que je n’ai pas joués et en l’occurrence, deux, la finale face à Guingamp en 2009 et ce match contre Lille, évidemment ! Peut-être aurais-je pu ou dû changer le cours des choses, allez savoir (rires). Plus sérieusement, j’ai toujours aujourd’hui l’immense regret de ne pas avoir pu aider les copains. Côté positif, il y a tellement de bons souvenirs ! J’ai pu atteindre l’équipe de France avec mon club formateur et j’avais toujours cette fierté de voir Rennes affiché lors des sélections. Ma relation au public, aussi, était excellente même si parfois, j’ai pu être chahuté. Il y a toujours eu du respect, y compris quand je suis revenu plus tard avec d’autres maillots.

Côté terrain, Rennes n’était pas aussi performant dans les résultats qu’aujourd’hui mais a eu de grosses équipes, de grands moments. Que manquait-il à l’époque ?
Peut-être l’exigence, la culture de la gagne telle que l’a exprimé Olivier Létang ou aujourd’hui Florian Maurice. Ces hommes-là savent comment on gagne, comment on répète les performances, ont cette culture du très haut niveau. Nos dirigeants de l’époque étaient aussi tournés vers la performance, bien sûr, mais Rennes est clairement monté d’un ton. Nous avons pourtant eu des mecs incroyables comme John Utaka, Yoann Gourcuff, le plus doué de tous, mais aussi des joueurs qui auraient mérité une carrière encore plus grande, comme Jérôme Leroy et Mickaël Pagis. J’ai eu la chance d’avoir ces deux joueurs derrière moi et franchement, ils étaient exceptionnels ! Nous avons kiffé, eu de grands moments mais il nous manquait sans doute la constance pour aller jouer l’Europe régulièrement et titiller les plus grosses équipes du championnat sur la durée.

Le Stade Rennais d’aujourd’hui

Vous connaissez bien Bruno Genesio, que vous avez côtoyé à Lyon, comme Florian Maurice. Comment jugez-vous sa réussite en Bretagne ?
Je ne suis pas surpris. Ici, Bruno a tout pour s’épanouir, un cadre idéal avec Florian à ses côtés, qu’il connait parfaitement. Il y a eu un peu de temps nécessaire pour mettre en place ses idées et principes de jeu mais aujourd’hui, le Stade Rennais devient un véritable rouleau-compresseur qui fait mal à n’importe quel adversaire. C’est un régal de les voir jouer et le coach n’y est pas pour rien. Il est exigeant, sait emmener les joueurs avec lui, concerner tout le monde et ça, croyez-moi, ce n’est pas simple, surtout quand des joueurs jouent peu ou estiment qu’ils devraient jouer. C’est un tacticien fin, humainement très intelligent qui connaît parfaitement le milieu et ses pièges. Mais surtout, comme le coach Antonetti qui m’a énormément marqué, c’est un homme droit, qui ne triche pas. Je suis convaincu qu’il y a encore de très bons moments à venir !

Quels joueurs de l’équipe d’aujourd’hui appréciez-vous ?
J’adore Martin Terrier. Je sais que beaucoup de monde parle de l’équipe de France pour lui et c’est mérité. Je pense qu’aujourd’hui, il en est proche, voire très proche mais paie une très grosse concurrence sur le secteur offensif. Mais au-delà de ça, j’adore sa finesse, son intelligence de jeu, ses déplacements. Aujourd’hui, au sein de l’académie d’attaquants dont je m’occupe, je montre des vidéos de Martin. Croyez-moi, c’est du très, très haut niveau. Dans un registre différent, j’apprécie aussi énormément ce que font Benjamin Bourigeaud, dont la patte droite doit être un régal pour un attaquant, ou Hamari Traoré. Amine Gouiri est aussi très intéressant et je ne peux pas, évidemment, omettre de parler de mon pote Steve Mandanda. Je ne vais pas être objectif, car je l’adore, je le respecte au plus haut point. Ce gardien, au-delà de ses qualités techniques, est un leader naturel. Il symbolise à lui seul l’exigence, la précision et le haut niveau. En le prenant cet été, Rennes a recruté bien plus qu’un gardien et cela se voit dans les résultats.

Jusqu’où ce groupe peut-il aller ?
Sincèrement, une épopée en coupe de France, ou même en Europa League est loin d’être exclue ! Il faut corriger les détails qui ont fait, par exemple, que Fenerbahçe a pu revenir deux fois à égalité malgré de retard de deux et trois buts mais la régularité sur des années et les performances réalisées offrent le droit de rêver à aller loin, très loin.

Rennes champion de France un jour, c’est possible ?
En Ligue 1, tant que le PSG disposera de tels moyens, avec de tels joueurs, ils seront injouables, pour n’importe qui, même si dans un passé récent, Lille et Monaco étaient parvenus à faire l’exploit. En revanche, accrocher la deuxième place est un objectif tout à fait jouable pour Rennes, qui n’a rien à envier aux autres concurrents désignés sur cet objectif.

L’avenir

Peut-on imaginer ton retour à l’avenir au Stade Rennais ?
C’est mon club de cœur, et ça l’a toujours été, tout au long de ma carrière. Je suis un supporter des "Rouge et Noir" et je le resterai. Revenir travailler ici, bien sûr, je peux l’imaginer, ce serait fort mais si cela doit arriver, cela arrivera. Je sais que je ne resterai pas 20 ans dans le monde des médias, même si aujourd’hui, j’y prends beaucoup de plaisir.

Votre prochain objectif est-il de rester dans le foot ?
Clairement, oui. Je souhaite coacher et pourquoi pas, les attaquants. Aujourd’hui, j’ai ouvert la B Striker Academy, près de Bordeaux, pour aider les jeunes, leur transmettre ce que j’ai pu apprendre aux côtés de tous les joueurs que j’ai côtoyés tout au long de ma carrière. Ensuite, je souhaite devenir entraîneur, dans un centre de formation, ou pourquoi pas, dans un staff professionnel.

L’évolution du football, que tu as connue sur 20 ans, t’inquiète-t-elle ? Es-tu parvenu à rester connecté aux nouvelles générations et à en accepter les codes et fonctionnements ?
Tout au long de ma carrière, j’ai toujours été à l’aise avec les jeunes, bien et relax à leur contact. J’ai apprécié ce rôle de grand frère et je ne me sens pas largué face à la jeunesse qui arrive. J’ai aussi mes enfants qui me permettent de garder le contact, je sais ce qu’est un ado aujourd’hui (rires) et je me suis même mis aux réseaux sociaux à la fin de ma carrière ! Il était temps… Pour ce qui est de l’évolution, en revanche, je pense qu’il ne faut pas nier les maux du football français ou mondial mais que rien n’est figé ou perdu. Il faut reprendre les choses à la base, les solutions viendront de l’éducation, des jeunes comme de leurs parents parfois, à qui il faudra peut-être réapprendre ce qu’est le football et ce que sont ses valeurs. C’est un travail de longue haleine mais il en vaut la peine.

De retour en Ligue 1, Adrien Hunou était revenu en début de saison sur son expérience au sein du championnat américain et avait évoqué son arrivée au SCO avec lequel il affronte son club formateur dimanche, le Stade Rennais.
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Moins d’un an et demi après votre départ à Minnesota (MLS), vous êtes déjà de retour en Ligue 1 Uber Eats. La France vous manquait ?
Oui, un peu tout me manquait, mes amis, ma famille. Vivre une expérience à l’étranger permet parfois de se rendre compte qu’on a beaucoup de chance d’être dans un pays comme le nôtre. Mais je ne regrette pas du tout mon passage aux États-Unis. C’était une opportunité que je voulais saisir. C’est un très beau pays multiculturel à découvrir, mais on n’est jamais mieux qu’à la maison. J’ai fait une saison pleine en 2021, où on a disputé les playoffs, avant de moins jouer la saison passée. Aujourd’hui, je suis très heureux d’avoir rejoint Angers et de retrouver la Ligue 1 Uber Eats, un championnat que je connais très bien.

Comment avez-vous vécu cette expérience en MLS ?
Comme une première expérience à l’étranger ! Cela m’a obligé à sortir de ma zone de confort. Parfois, on a des opportunités qui ne sont pas forcément les plus évidentes, mais je me sentais prêt à franchir un nouveau cap et à grandir humainement. J’avais beaucoup discuté avec Romain Alessandrini des États-Unis et c’était devenu un objectif pour moi de performer là-bas. Au final, c’était une très belle expérience à vivre.

Qu’est-ce que ce passage vous a apporté ?
C’est un championnat où tout se fait à l’énergie. Il y a des valeurs et des principes de jeu totalement différents de la Ligue 1. Cela m’a permis d’emmagasiner de l’expérience sur et en dehors du terrain. J’ai découvert une autre culture, un autre environnement, un autre contexte, une autre nourriture… C’était intéressant de pouvoir concilier la vie de footballeur, avec un projet sportif cohérent, et cet aspect de découverte en dehors du foot. Il faut savoir en profiter car une carrière passe vite.

Vous aviez donc également fait ce choix pour le projet sportif ?
Je suis toujours resté dans une logique sportive. Mon départ aux États-Unis a été vu d’une certaine manière. Les gens disaient que j’allais me faire oublier et que je partais en préretraite mais, pour avoir désormais joué en MLS, c’est un très bon championnat qui ne cesse de se développer. La vision qu’on a en France de la MLS n’est pas le reflet de la réalité. Aujourd’hui, j’ai 28 ans, je suis à un âge où je me sens au top, que ce soit physiquement ou mentalement. J’ai toujours envie de progresser, d’aider l’équipe à atteindre ses objectifs et de gagner des titres.

"J’avais besoin de m’aguerrir physiquement"

Quelles sont les principales différences entre la Ligue 1 Uber Eats et la MLS ?
En MLS, tactiquement, la gestion des temps forts et des temps faibles n’existe quasiment pas, c’est un peu plus box to box. En France, on est davantage ancré à des principes de jeu. On analyse plus le comportement de l’adversaire et on sait à quel moment on doit attaquer ou être dans la gestion. On met plus l’accent sur le fait d’être bien en place défensivement avant d’ensuite pouvoir se projeter. Là-bas, il y a plus de liberté, les matchs sont plus ouverts.

Comment viviez-vous les longs voyages qu’impose le championnat américain ?
Je confirme que c’est long ! Les déplacements sont usants et très prenants. Même si le club est un peu plus côté est, il évolue dans la conférence ouest, donc, quand on allait à Los Angeles, Portland, Seattle, il fallait partir deux ou trois jours avant le match (2448 kilomètres à vol d'oiseau entre Minneapolis et Los Angeles par exemple). Après, les mises au vert étaient totalement différentes par rapport à la France. C’est-à-dire que je n’étais pas obligé de rester à l’hôtel. La MLS nous donne de l’argent pour pouvoir manger et se retrouver entre joueurs ou profiter avec nos amis et notre famille, tout en restant dans une logique sportive d’avant-match. Je trouvais ce côté, où on devait se prendre en main, très intéressant. Cela me permettait aussi de pouvoir découvrir des villes.

La préparation d’avant-match était donc différente…
En France, on est un peu plus assisté, plus derrière nous, les repas se font avec le groupe. Là-bas, c’est une tout autre approche. Par exemple, à domicile, il n’y a pas de mise au vert, il faut arriver au stade une heure et demie avant le match et, qu’on soit à l’hôtel ou chez nous, il faut se faire à manger. Encore une fois, cela demandait une prise de conscience et de responsabilité que j’ai trouvé très intéressante.

Avez-vous la sensation d’avoir une palette plus complète après cette expérience ?
Complétement ! Là-bas, j’ai joué seul en pointe, un poste qui n’est pas le mien habituellement, mais j’avais besoin de m’aguerrir physiquement. Il fallait que je devienne un peu plus dur dans mon jeu. En me retrouvant à ce poste, j’ai dû apprendre à davantage prendre la profondeur pour créer des espaces, à plus garder les ballons dos au jeu, à mettre un peu plus les bras, me servir de mon corps et à mieux me situer dans la surface. Le championnat de MLS m’a beaucoup servi sur ces points, donc, oui, je suis plus complet. Après, là où je suis beaucoup plus épanoui, c’est au milieu de terrain ou derrière l'attaquant dans un 4-4-2.

Le titre en Coupe de France restera inoubliable et toujours dans mon cœur
Avant de rejoindre Minnesota, vous avez évolué plus de 10 ans au Stade Rennais. Quels sont les plus beaux souvenirs qui vous reviennent en tête ?
J’en garde de tellement bons souvenirs, de mon arrivée au centre de formation jusqu’à mon départ… Il y a l’épopée en Europa League lors de la saison 2018/2019, où on passe les poules, on bat le Bétis Séville en seizième de finale avant d’être éliminé par Arsenal. L’ambiance avait été incroyable lors du huitième de finale aller (victoire 3-0 du Stade Rennais). Puis, la Coupe de France (2019), forcément. Elle était tant attendue par tout le monde. Pour moi qui ai été formé au club, cette communion avec les supporters était indescriptible. En plus, c’était face au Paris Saint-Germain, au stade de France, et ça, c’était d’autant plus fort. Ce titre restera inoubliable et toujours dans mon cœur.

Vous allez justement croiser le Stade Rennais cette saison. Avez-vous déjà coché la date de votre retour au Roazhon Park ?
Forcément ! J’attends avec impatience le week-end du 30 avril. C’est obligatoirement une date que j’ai regardée quand le calendrier est sorti. Je serai très heureux d’y retourner et de retrouver les copains, mais j’ai changé d’équipe et je vais tout faire pour qu’Angers gagne à l’aller, le week-end du 23 octobre, et au retour.

Rennes a terminé quatrième lors de la saison écoulée. Quel regard portez-vous sur son évolution ?
Je ne suis pas surpris par ces bons résultats. Ça fait déjà plusieurs saisons que le Stade Rennais s’inscrit dans une belle logique, avec une participation constante à une Coupe d’Europe. Il y a une certaine continuité, des infrastructures favorables et des moyens qui permettent de progresser chaque année. J’espère que le club va continuer sur cette voie, car il a tout pour réussir de belles choses.

Vous avez évoqué un peu plus haut votre positionnement. À quel poste devez-vous évoluer pour exprimer la plénitude de votre talent ?
Il y a beaucoup de gens qui me collent cette étiquette d’attaquant. Mais, je le répète, je ne suis pas attaquant ! Je ne vais pas marquer plus de 15 buts par saison. J’ai le sens du but, oui, j’aime me retrouver dans des zones libres, où, certes, je peux atteindre la barre des 10 buts, mais je suis un joueur qui joue derrière un attaquant ou au milieu de terrain. J’ai cette capacité à pouvoir répéter les efforts, à gratter des ballons, à savoir me situer entre les lignes et à organiser le jeu. Mon poste est davantage au centre du terrain. J’ai besoin d’avoir des joueurs autour de moi, de pouvoir combiner avec mes coéquipiers et d’avoir le jeu face à moi.

"Numéro 8, c’est vraiment le poste qui me convient le mieux"

Quels entraîneurs ont réussi à vous utiliser de manière optimale ?
Il y a eu Corinne Diacre ! Lors de mon deuxième prêt à Clermont (2015/2016), j’avais fait une saison pleine au milieu de terrain dans un rôle de numéro 8 (7 buts et 6 passes décisives en 33 matchs de Ligue 2 BKT). On jouait en 4-3-3 avec un six et deux pointes hautes. Je pouvais venir chercher les ballons et organiser le jeu. Je pense que c’est vraiment le poste qui me convient le mieux. Ensuite, il y a également eu Sabri Lamouchi et Julien Stéphan. Je me sentais à l’aise dans leur 4-4-2, où je tournais autour de l’attaquant. C’est une position où je peux me situer plus proche du but et me montrer plus décisif. C’est le deuxième poste où je peux le mieux m’exprimer.

Gérald Baticle va-t-il vous installer à l’un de ces deux postes ?
Ça fait partie des sujets importants que j’ai évoqués avec le coach avant ma venue à Angers. Je ne me voyais pas arriver pour jouer au poste de neuf, comme lors de ma deuxième saison à Minnesota, où le coach me demandait de vraiment rester collé aux défenseurs. Je veux retrouver un poste où je peux m’épanouir, car j’ai envie de pouvoir pleinement apporter ma pierre à l’édifice. Quand on ne joue pas à son poste, on ne peut pas donner le meilleur de soi-même. Au début de la préparation, j’ai joué mon premier match au milieu de terrain, où je me suis senti très à l’aise, puis j’ai enchaîné sur un côté, où c’est un peu plus compliqué. C’est un poste où je n’ai pas mes repères, où il faut percuter. Ce n’est pas vraiment un poste pour moi. Après, il faut savoir élargir sa panoplie, répondre à plusieurs systèmes et aux attentes du coach. Je ne suis pas fermé, mais ce n’est pas là où je vais être le plus performant.

À quoi ressemblerait une saison réussie pour vous ?
Tout d’abord, collectivement, il faut qu’on réussisse une bonne saison. Car le plus important, c’est qu’on se maintienne ! On sait qu’il y a quatre descentes, donc ça va forcément être très compliqué. Chaque point va être important. Ensuite, j’espère réussir à me fondre dans le collectif, bien m’entendre avec mes coéquipiers, prendre du plaisir sur le terrain et en donner aux supporters. Il faut réussir à garder une bonne dynamique et continuer à jouer vers l’avant en gardant notre structure d’équipe tout au long de la saison.

Vous n’avez jamais joué le maintien depuis le début de votre carrière. Comment l’appréhendez-vous ?
C’est sûr que c’est une autre approche. Mais j’estime qu’en tant que footballeur, on se doit d’avoir cette capacité d’adaptation. Forcément, qu’on joue le haut de tableau ou le maintien, c’est totalement différent. On sait que c’est d’autant plus usant et prenant de jouer sa survie. Parfois, on se dit même que ça ne doit pas être évident au quotidien, mais il faut le vivre pour savoir réellement ce que c’est. Je me tiens prêt !

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